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vendredi 23 juillet 2010

Trois jours !

Vingt-quatre heures de travail me séparent encore du terme de ma mission au Gabon. Le moment est aux préparatifs de départ, le nez entre les cartons et la tête au vide-grenier. Et après ? Le professionnel est au flou habituel. Pour le reste, rendez-vous à la mi-Août !
Quelques souvenirs. Des masques à touristes, un peu de batiks, et un paquet d'images en mémoire de la faune et flore de l'équateur.

Après six mois dans l'entreprise, j'ai enfin compris ce qu'on y fabrique. Alors, je vous explique en trois images.


D'abord on extrait du pétrole. C'est pas facile, alors on a tout un tas de Départements pour s'en occuper.

Ensuite on le met dans des bateaux pour le vendre à l'étranger.

Et avec l'argent qu'on récupère, on s'amuse !

vendredi 28 mai 2010

Death Service

Aujourd'hui, je me laisse encore surprendre par la capacité du Gabon à complexifier le quotidien. Prenons, par exemple, l'achat d'un billet d'avion national. En France, je me jetais sur les comparateurs de prix en ligne. En moins d'une demi-heure, je savais quand et d'où je partais avec le prestataire le moins disant.
Au Gabon, on inverse la logique. L'important n'est pas le prix du vol mais le temps passé à l'attendre. Puis, le billet trouvé, inutile de sortir la carte bleue ! Vous ne pensez tout de même pas payer en ligne ! Et par carte par dessus tout ! Oh, mon ami...

En fin d'après-midi, me voilà parti pour l'agence d'Air Service en centre ville. Passant la porte protégée de barreaux aux couleurs de l'entreprise (orange et bleu), je fais face à une vaste pièce immaculée conception. Au fond, deux personnes sont dédiées aux réservations des vols. A leur gauche, la femme s'affaire à la Caisse. Celle-là reconstitue impeccablement la gardienne dans sa prison. Je prends un siège et, accoudé à la longue table blanche transversale, passe commande d'un vol Libreville Port-Gentil. Entre deux interpellations de ma voisine en passe de négocier les tarifs, mon interlocuteur trouve finalement le temps d'imprimer ma réservation. Reste le maton dans sa cage.
Une pancarte bouche l'orifice découpé dans la vitre pour le passage de l'argent : "Caisse fermée". Derrière, impassible, la femme compte et recompte des tas de billets. Un oeil à ma montre et c'est la fin de journée. Ah non, elle ne va pas me faire ce coup-là. Je suis le dernier client. Eh bien désolé, mais ça arrive ! Promesse de Vincent, je ne sors pas d'ici sans mon billet !
Et je poireaute devant la vitre... ah non, là tu as fait une erreur, recompte. Et voilà, je te l'avais pensé ! Bon, combien ils sont, les tas ? Tiens, je vais faire le mien bien en évidence devant toi ! Deux vols à 150 000 FCFA par coupures de 10 000. C'est vraiment une monnaie à la con !
Après cinq minutes, elle me prend mon tas qu'elle recompte également pour le ranger à côté de ses congénères. J'obtiens finalement le tampon libérateur qui m'offre aussitôt le Graal de ma quête : ma convocation pour l'aéroport.

Deux semaines plus tard, j'ai de nouveau un besoin pressant de kérosène. Rebelotte, me revoilà chez Air Service. Comme à l'accoutumée, tout se déroule à la perfection gabonaise jusqu'à la Caisse.
Je m'assoie impatient dans l'attente de la préposée qui cache sa boucle d'oreille téléphonique derrière la porte de service. Quelques sauts d'aiguilles plus tard, elle se traine jusque dans son enclos. Je m'approche pour payer mes 163 600 FCFA. L'enveloppe qu'elle recompte, lasse, pèse 165 000 FCFA. Après un moment, elle lève le regard, et complètement désinvolte :
"J'ai pas la monnaie.
- Ah, et il vous faut combien ?
- 600.
- Bah non, après une brève fouille de mon porte-monnaie."
Son regard vide fixé sur moi, je tente une échappatoire :
"Vous avez une solution ?
- Je ne sais pas.
- Faites un geste commercial : une réduction de 600 !
- Je ne peux pas.
- Et vos collègues, ils ont de la monnaie !
- C'est pas la Caisse."
Non Vincent, tu ne cèderas pas ! Je reste face, droit comme un I à la dévisager. Elle, sans expression, ne bouge pas.
Finalement, c'est un collègue qui craque. Voyant la situation sans issue, il se lève de son poste, prends le billet et quitte l'agence. Deux minutes plus tard, la porte s'ouvre sur une liasse de petites coupures !

mercredi 28 avril 2010

Mandji de long en large

Réveil très matinal en cette fin de semaine. Après une cérémonie de nettoyage abrégée, je passai la porte à 5h00. Les allées s'éclairaient aux lueurs de sodium. Après s'être brossé les dents au dessus de la verdure, le gardien de la Concession actionna la barrière coulissante, m'ouvrant la vue au 4x4 apprêté par Christelle. A la place du mort, Luc, un fang "du Nord" (Oyem, Woleu-Ntem) nous accompagna dans notre coup-de-tête. Notre esprit gonflé d'espoir d'entrevoir la faune locale à la fraîcheur du levé de soleil.
5h15, nous réquisitionnâmes notre voisin pour approcher les plaines végétales en terrain connu. Pelle et glacière chargées, nous voici de nouveau sur l'incontournable route de N'Tchengué.

A hauteur du village M'Béga, notre guide eu quelques incertitudes sur la piste à suivre. En deux ans, le paysage change par endroit du tout au tout. Premier arrêt, la plaine d'Animba. Petit déjeuner aux saveurs de rillettes et de cidre. Nous observâmes consciencieusement les horizons pour surprendre un quadrupède quelconque. Sans succès !
Notre route se poursuivit sur Nyolokoué, traversant les vastes espaces d'Ambouroué puis Mandorové sur une piste en territe aménagée par les pétroliers de la région. Nouveau casse-croute, nouveau gobelet.

La presqu'île Mandji, Ogooué-Maritime, Gabon

Sur le retour, l'équipe me confia le volant. En pleine brousse, je fis rattraper la piste au véhicule en attaquant le fossé de côté. Penché, le 4x4 bascula davantage en traçant des ornières sur un sol de plus en plus boueux. Stop, tout le monde descend. On fait le point ! C'est plus fort que moi, il faut absolument que je retourne toutes les voitures qui me passent entre les mains !
Finalement nous revînmes sains et saufs au bercail sans croiser la moindre bestiole.

Notre voisin remercié, nous commandâmes un repas de rouge, capitaine et sanglier, assaisonnés de bananes et manioc.
L'après-midi, en quête d'un tailleur pour quelques travaux couturiers, nous fûmes conseillés par Jean-Louis, gardien de la Concession. Suite à cette course au Quartier Salsa, il nous invita à découvrir d'un même temps sa famille et son habitation louée à une centaine de mètres. Père de quatre filles, il loge à six personnes au sein d'un contreplaqué sous un toit de tôle. Après vingt ans de travail dans la même entreprise, il nous apprit son salaire de 250 000 FCFA (375 € /mois).

A la lumière déclinante, il ne nous resta qu'à décrotter le 4x4 de ses herbes et de sa sueur du jour.

mercredi 21 avril 2010

La Terre et l'Eau d'Ozouri

Et voici quelques grains de sable de notre aventure mécanisée poussiéreuse ! Malgré une soirée en face d'un Louis déprimé (déprimant ?), la ballade m'a arraché à la trop restreinte ville. Une bouffée d'air frais et une embouchure de fleuve lisse à me rappeler les plans d'eau nichés parmi les dénivelés alpins. Il n'a manqué qu'un aviron de quelques rameurs... un peu nostalgique !

J'attends impatiemment de surprendre les animaux de la presqu'île. Hippopotames, éléphants, gazelles. Des noms de zoo désormais à quelques coups de volant des aurores de Port-Gentil.

A quand la prochaine, Madame ?

Plus de grains de sable !

samedi 17 avril 2010

Escapade à Ozouri

Ce week-end, brève découverte d'Ozouri. Connu pour être le premier champ pétrolifère onshore exploité au Gabon, la zone est située en bordure Sud de l'île Mandji. Mais notre but est bien loin des combinaisons oranges qui s'agitent autour des oléoducs.
Une escapade rapidement improvisée autour d'un Pajero, d'une grève et d'un campement. Le 4x4 est une faveur envers les VIE du numéro un de la Finance en partance vers l'extrême Sud du continent pour deux semaines de congés. "Trop d'expatriés" dénonce le mouvement social mené par l'ONEP (l'Organisation Nationale des Employés du Pétrole). Pour prévenir tout risque de dérapage ce vendredi, la Direction a prié les français de quitter prématurément les locaux. Enfin, quelques chambres en dur érigées sur la lagune qui sépare l'embouchure de l'Ogooué et l'Atlantique permettent aux touristes d'un soir d'admirer les puissantes vagues océaniques.
Nous partons à deux. Comme à l'accoutumée, vérification du véhicule. C'est sûr, on se sent beaucoup plus rassuré à voyager à bord d'un tank tout confort en comparaison à feue ma citadine noire. Les pneus sont contrôlés à 2 bars, on peut passer au kit de survie : bouteilles et P'tit Lu.
Le patron du campement nous attends pour ouvrir la route à travers les innombrables pistes de sables. Jusqu'à N'tchengué, je connais. Route défoncée, bas côtés de terre rouge aménagés par le passage des roulants. Puis, à l'approche des cuves désaffectées de Total, le sable vainc les derniers vestiges de goudron.
Suit une bonne trentaine de kilomètres entre sable, trous d'eaux et passages en végétation dense... Ca glisse, ça dérape, ça cale, ça éclabousse ! A sentir le comportement des quatre roues motrices, je comprends l'entrain des expatriés pour les rallyes à tout va. C'est sûr ça change du centre-ville !
Plusieurs intersections à suivre le 4x4 de tête, et toujours le billet première classe entre climatisation, radio, siège enrobant et amortisseurs tout terrain. C'est dingue, ça passe vraiment partout ces machins ! La pilote du Pajero, VIE d'une semaine, guette les moindres signes de main de notre guide à travers sa fenêtre. Deux doigts, seconde. Trois doigts, troisième. Molo-molo, on s'arrête !
Garés sur la rive, pieds à terre, nous traversons l'embouchure sur une pirogue pour découvrir le camp aménagé sur une lagune large de 500 mètres. Trois petits pas sur le sable de la façade atlantique, couché de soleil, et puis s'en vont. La pénombre tombante, les plateformes flamboient à l'horizon pour nous rappeler l'importance du secteur pétrolier au Gabon. Au-dessus, un ciel étoilé dans la nuit naturelle que le groupe électrogène peine à percer.
Après un sommeil à la chaleur étouffante rythmé par le fracas des vagues sur la plage, l'heure du départ sonne à la matinale sous une couche nuageuse. Nous reprenons la pirogue, puis le Pajero sous la conduite de Louis, le propriétaire du camp. Bientôt, la piste se range à proximité d'une lignée de piquets. Sur l'un deux, une pancarte signale la présence d'un pipeline. Le volant en main, les roues dans la semoule au détour d'un virage sablonneux, un voyant orange me conseille un arrêt à la prochaine station service...

Très bientôt les photos de l'épopée !

mercredi 10 mars 2010

Anecdote de la vie quotidienne

Durant mon bref séjour sur Libreville pour obtenir ma carte de séjour, j’en avais profité pour acheter du tissu aux couleurs locales dans le marché artisanal. En fait de tissu gabonais qui n’existe pas, j’avais pris un imprimé sénégalais dans les tons jaune ocre de fabrication industrielle, comme l’avait attesté l’étiquette bleue collante de la marque ajustée à l’un bord.

C’est en revenant dans mon appartement que j’ai véritablement trouvé quoi en faire : un rideau ! Le ton vif allait rendre quelque peu chaleureux mes murs alors uniformément blancs sanitaire.
J’ai présenté mon projet à un tailleur du marché de Port Gentil qui m’avait été recommandé pour des travaux simples (évitons les chemises cintrées !) Lui confiant le tissu, il s’est débrouillé pour dénicher un système d’accrochage peu onéreux et adapté à ma tringle nue.
Revenu une semaine plus tard, il m’a présenté son travail : exactement ce que je lui avais baragouiné entre deux mots et trois dessins. Le bonhomme est parfaitement recommandable !

Après quelques retouches de longueurs pour finalement obtenir les dimensions pointilleusement exactes de ma baie vitrée, j’installe ce cadeau que je me suis offert ! Tout colle, les crochets accouplés à mon rail de guidage remplissent leur rôle à merveille !
L’émotion soudaine qui découle de cette entreprise de bidouille il y a peu incertaine, et désormais achevée, me fait asseoir l’instant de la contemplation d’un rideau animé par des ombres végétales qui jouent sur les motifs exotiques. Il y a là du jaune, du marron, des touches de rouges, le vert extérieur, une note de bleu… Ah bah oui ! Il est tellement doué qu’il m’a cousu l’étiquette adhésive !


jeudi 4 mars 2010

ULM sur l'Ile Mandji

Fin d’après midi, balade en ULM au bord d’un soleil déclinant. En binôme, nous avons parcouru l’Ile Mandji, région de Port Gentil qui s’étend d’Ozouri (au Sud) au Cap Lopez (au Nord). En fin de vol, mon T-shirt me collait à la peau d’humidité et de sel océanique !


Humez l’odeur de poussière et ressentez la moiteur de la verdure à travers ces quelques clichés de la brousse banlieusarde de la capitale économique ! Je vous laisse apprécier les prises de vue.

Lien Picasa

mercredi 3 mars 2010

Riding to Ntchengué

J’essuie la tige métallique d’un chiffon blanc et la replonge dans le carter. Je la déloge à nouveau pour lire le niveau d’huile. Ok ! Le liquide de frein oscille lui aussi dans la bonne fourchette. J’ai fait ajuster la pression des pneus à la station service. Alors que l’employé courrait d’une roue à l’autre pour me donner les mesures d’un air interrogatif, je cherchais désespérément les références sur la trappe d’essence, puis dans le manuel :
« Là j’ai 3 bars, Monsieur ! C’est ça qu’il faut ?
- Attendez, faut que je trouve les pressions…
- Et celle-ci j’ai presque 3 bars, Monsieur ! C’est bon ?
- Mais j’en sais rien, laissez-moi deux secondes ! »
Je les ai finalement trouvé dans l’entrebâillement de la porte conducteur. Quant à savoir si les 3 bars de l’appareil valent réellement 3 bars… De plus, l’allure écrasée de l’avant droit continue de m’inquiéter. Je crois bien qu’il fuit !

Bien, tous les contrôles sont au vert ! Je suis paré pour parcourir les onze kilomètres qui me séparent de Ntchengué (prononcer ['Tchéngué]) ! Les dires témoignent d’une route en dur, mais peu praticable en voiture de tourisme. Mais moi pas peur ! Je m’apprête à chevaucher ma 206 galopante noire !
Je m’installe à bord. Dernière check-list avant le départ. Appareil photo, Ok. Pack anti-soleil (casquette, crème, lunettes), Ok. Bouteille d’eau (des fois que la nuit m’attrape sur les longues routes texanes), Ok.


J’ai quand même une bonne excuse pour tant de précautions. La seule indication qui m’a été donnée est : « Avant Ntchengué, tourne à gauche au panneau » ! La veille, j’ai bien pris la peine d’imprimer un plan. Mais que voulez-vous voir sur une parcelle d’herbe traversée par une nationale ? Réponse : une droite jaune de biais sur fond vert ! La version satellite n’a pas donnée de meilleur résultat. Le bougre a oublié de zoomer avant de déclencher le flash !

Contact ! Clim’ ! Radio ! J’aurais au moins le privilège d’avoir les infos au frais pour passer le temps si je me « tank » ! Le GPS de mon mobile pointe le parking de la Concession. En avant !
Sorti de la ville, je passe devant l’hôpital Ntchengué. Il me reste 8 kilomètres et 15 minutes pour être au rendez-vous. A l’aise… Ben v’là que mon GPS fait des siennes ! Evidemment, ce qui n’est pas pratique avec GoogleMaps, c’est qu’à défaut de recevoir les données en temps réel par liaison radiophonique il ne faut surtout pas oublier de télécharger la carte avant le trajet… Bon ben, j’ai plus qu’à sortir mon papier Kandinsky du vide poche !

La route rougit de terre et se ride. Les nids de poule grossissent. Impossible de les éviter à vive allure, je rétrograde et sourit au cliché du vacancier : « ça va me faire baisser ma moyenne » ! A contourner en première les dépressions de gauche à droite de la route, je suis sûr de mon heure de retard. La roue gauche dans un trou remonte, tandis que l’arrière passe l’obstacle à son tour. Oh et puis tiens, on va valider la théorie du TGV !

La théorie du TGV dit qu’un train peut passer à pleine vitesse sur un tronçon auquel il manque deux mètres de rails sans rien ressentir. Seulement pour atteindre 300 km/h avec Titine, va falloir se lever tôt, et dans l’avion !
Résultat de l’expérience : la vitesse limite inférieure est 50 km/h. En classe confort, on monte à 70 km/h. Bon, c’est sûr qu’une grosse crevasse qui se pointe inopinément sous le châssis se ressent violemment. Du genre d’un réveil nocturne brutal : « Oulà qu’est-ce qui m’arrive ? » Le regard béat devant le contenu du vide poche passé entre les pieds, le balayage rapide de l’essuie-glace, sa manette remontée d’un cran sous le choc. Débrayage, frein à main. La radio diffuse le fond sonore d’une nouvelle station. Ouverture de la portière. Je mets la main sur les yeux pour ignorer le vide d’un pare-choc arraché. J’écarte craintivement l’index et le majeur. Ouf, ça va ! Le moteur est toujours sous le capot ! Un petit coup de pied dans le pneu pour m’assurer qu’il est toujours solidaire de l’aventure, et on repart.

Bientôt je remarque qu’à chaque tronçon infranchissable, une voie de sable en bordure de la route a été aménagée par le passage successif des véhicules. Avec ses petites dunes, elle fait penser à Mickey et ses montagnes russes. C’est fou tout ce qu’on peut faire faire à une Peugeot !

Peu après, me voici nez à nez avec la fin du bitume. Devant moi les prémices d’une piste sinueuse ensablée. J’ai dû dépassé mon très désiré carrefour… ou bien ! Sans grande envie d’envoyer Titine s’enliser les quatre fers, je fais demi-tour. Quelques indications de passants et je retrouve finalement mon chemin. J’arrive pile à l’heure pour ma séance d’ULM !

Photos très prochainement !

mercredi 24 février 2010

Qu'est-ce que je vous sers ?

Cette semaine, petit passage à vide au boulot ! Pas de quoi assurer mes douze heures quotidiennes. Ma volonté est moins de rester au bureau que de vagabonder parmi mes rêves d'entrepreneur.

L'idée du jour, c'est le traitement des ordures ménagères gabonaises. En tout bon ingénieur, je me suis a attaché à strictement copier WasteConcern. La jeune entreprise bangalaise vend sa prestation de ramassage des poubelles aux particuliers à un prix symbolique dans les quartiers délaissés par les services publiques. Puis elle crée du compost à partir des déchets organiques qu'elle revend aux agriculteurs. Le tout basé sur une myriade de petites usines à compost réparties un peu partout dans la ville pour une gestion localisée des ordures, quartier par quartier.
Mais demain sera une autre idée...

Toutefois, cela ne comble pas mon après-midi sonnant dès 15h30. Trois choix me sont offerts pour occuper le temps libre :

- Number one ! Il ne requiert aucune préparation si ce n'est une bonne endurance alcoolémique. Direction le bar, puis la boite de nuit, puis le boulot. Oui, on ne déconne pas ! Il n'y a pas l'excuse du dernier RER pour s'éclipser à la première heure du jour. Ici, à Port Gentil, quand on entreprend quelque chose, on y va à fond ! Moi, j'ai donné... Une nuit c'est sympa, deux nuits c'est pour l'exploit, une semaine entière j'abdique ! Surtout pour me coltiner un morpion à tresses qui m'appelle quinze jours durant...

- Number two, la culture ! Port Gentil regorge d'activités organisées au sein d'associations pour occuper les familles d'expatriés. On peut trouver la musique, la poterie, la peinture, la danse africaine, la langue Fang... Mais comme je la porte à gauche, je préférer éviter ces travers !

- Number trois, j'ai nommé le sport ! Oublié depuis cinq ans, c'est la redécouverte du muscle. Celui qui est bien voyant, celui qui fait mal le lendemain, celui qu'il faut assouplir... Le plus dur, c'est de retrouver le souffle d'avant les cigarettes que je n'ai jamais fumés ! Mais j'ai l'esprit d'un suiveur : il me faut juste un type un peu timbré pour jouer à Pas Cap'. Dans les sports, j'ai le choix. Je goutte régulièrement au Karaté, à la Salsa, au Badminton, au Catamaran, au Volley. Bientôt viendra le sort du Judo et du Squash. Que de bonnes excuses pour ne pas m'attarder au bureau ! (Je vais quand même me renseigner sur les cours de Tennis. C'est sympa, c'est en plein air!)